Un parcours vers l’abstraction et l’art du geste « Aller toujours plus vers l’abstraction ! », c’est ainsi que Michel Frérot (1927 – 2016) parlait de son travail, de sa passion, une aventure de plus de 70 ans, celle d’une vie.
Sa création est imprégnée des lieux où il a vécu et qui l’ont inspiré. Il commence à peindre à l’âge de 18 ans influencé par les Impressionnistes et expose à Paris dès 1947 au Salon des indépendants. Les années 50 le conduisent à Saint-Vaast la Hougue et à l’île de Tatihou où il rencontra Madeleine Belliard , son épouse qui est également peintre. Ils s’installent à Saint Sever puis à Caen dans les années 60 . Michel Frérot expose alors dans de nombreuses galeries dont la galerie Cadomus.
À partir de 1983, il se consacre entièrement à la peinture, à la sculpture et à la céramique, sa palette s’ouvre sur les lumières de la Méditerranée, sur ses vignes et ses oliviers. Cette exposition sera l’occasion de voir des oeuvres – dessins, encres, toiles – qui jalonnent son chemin de création en résonance avec les préoccupations de son époque. Elles témoignent de son travail de recherche du mouvement, de la lumière, du trait qui saisit l’instant, un parcours du figuratif vers l’abstraction, un univers poétique où se développe une vaste palette de couleurs jaillissantes puis de noir, ocre et blanc. Une oeuvre qui fait place à ce qu’il appelait une méditation – action, il était devenu maître en Taï chi chuan où il cultivait également l’art du geste.
